Découvrir La Baume de TransitLe patrimoine naturelA cheval sur la Commune de La Baume de Transit et celle de Suze la Rousse, une zone Natura 2000 est créée en avril 2002 sous le nom des « sables du Tricastin ». http://natura2000.environnement.gouv.fr/sites/FR8201676.html Ce site est l'une des rares zones humides du département de la Drôme ; son originalité provient aussi des secteurs sableux jouxtant le marais.Les zones sableuses comportent une végétation méditerranéenne remarquable. Au sein de cet espace subsiste un marais, l'étang de Suze-la-Rousse classé en réserve naturelle volontaire ; il s'agit en fait d'un marais occupant le fond d'une dépression naturelle.Le Grand Capricorne trouve ici des conditions favorables à sa présence ainsi qu’une espèce de batracien de la famille de la Reinette. Le patrimoine historiqueL’histoire de la Baume de TransitDu temps de la Gaule, le Tricastin était occupé par les Celtes qui, pour se prémunir d’une contre-attaque des Celto-Ligures, ceinturèrent leur territoire d’une suite d’oppida (10B), d’enceinte et de points fortifiés. A cette époque, une oppida fût érigée sur une colline dominant un marais à la Baume de Transit. Après la chute du second royaume de Bourgogne, un village fût bâti en amphithéâtre au bord du Lez. Il s’est développé en arc de cercle principalement au pied oriental de la colline supportant le château et jouxte l’enclave du Comtat Venaissin. De nouveau La Baume de Transit fera office de poste avancé au niveau d’une frontière. Du sommet de la colline où s’élève encore la Tour haute et massive, couronnée de mâchicoulis très saillants, dernier vestige du château seigneurial, on peut admirer, la vallée du Lez, le Mont Ventoux et la plaine de Bouchet, Suze la Rousse et Sainte Cécile les Vignes. Les premières habitations, simplement creusées dans le rocher, ont probablement donné le nom au village, Baume étant considéré comme synonyme de Grotte. Quant au second terme « Transit » écrit dans certains vieux textes « Transy ou Trancy », il s’explique peut-être, par le fait que jusqu’à la Révolution, les marchandises « transitant » entre le Dauphiné et les Etats Pontificaux du Comtat Venaissin devaient acquitter des droits de douanes ou de péage. Dès la création de l’évêché, les évêques de Saint Paul Trois Châteaux étendent leur pouvoir sur Baume et le vassalisent en faveur des Seigneurs La Baume-Suze dont le premier chevalier fût Louis de la Baume en 1424. Au XVème siècle, le fief est confié à Hector de Cheylard, lieutenant du Roi en Dauphiné, puis il passe à Gabriel de Bernis, seigneur de Xarges, maître d’hôtel du Dauphin Louis, en 1453, puis à Pierre de Saix qui fût décapité par Louis XI, pour crime de lèse majesté et dépouillé de tous ses biens. En 1575, François de La Baume-Suze repris Baume aux huguenots, tandis qu’elle était occupée par le baron d’Alais ; lieutenant de Montbrun. En 1580, La Baume de Transit deviendra à nouveau propriété des Seigneurs La Baume-Suze par la branche familiale La Baume de Baulmes. Antoine de la Baume et Charles de la Baume en seront les Barons mais ce dernier a rejoint l’église mettant fin à cette branche. Charles-Augustin-Joseph de Simiane devient alors Baron la Baume-Transit et seigneur de Mollans. Il vendit son domaine au Seigneur François de Julien, seigneur de Montaulieu, Rocheblaye et la Bâtie en 1765. En 1789, Mademoiselle de Cheisolme et François de Jullien possédaient la seigneurie. C’est pendant la révolution que le château sera pillé et restera à l’abandon jusqu'en octobre 1793. C'est en effet à cette date que la Convention ordonna la démolition des châteaux seigneuriaux encore existants. Cela concerna le château de La Baume de Transit comme cela a été le cas des châteaux de la Garde Adhémar, Montboucher, Roussas, Clansayes et Grignan (en partie). (Source Histoire régionale et locale de Jean COSTE 1947) Patrimoine artistique et religieuxLe ChâteauLa datation des ruines du château a permis de situer sa construction du XIIème siècle pour la partie la plus ancienne au XVème siècle notamment pour le donjon crénelé dominant le village. Au sein des ruines, les restes d’une chapelle du XIIème siècle subsistent. La courtine ou rempart délimite la surface de la basse-cour qui s’est réduite suite au basculement d’une partie de la plate-forme rocheuse à l’est. L’égliseL’église construite à l’époque des croisades fût d’abord une chapelle qui date du XIIème siècle. Placée sous le vocable du Saint Sépulcre (Sancti Sépulcris de Balmis) puis sous celui de la Sainte Croix, elle comporte trois parties bien distinctes. Initialement, la construction présentait la forme d’une croix grecque, c'est-à-dire une croix à quatre branches terminées chacune par une abside semi-circulaire. Vers le XVème ou XVIème siècle, la chapelle du Saint Sépulcre subit les modifications suivantes : Ces transformations furent sans doute effectuées dans le but de rendre l’édifice apte à servir d’église paroissiale ; mais l’enceinte de la croix grecque ne pouvant suffire à la population, on abattit l’abside orientale pour souder aux trois qui existe encore une nef. La croix grecque devenait une croix latine. Cette transformation peut remonter au temps de Louis XII ou de Henri IV. |